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Baccalauréat Mathématiques

Baccalauréat · Éducation nationaleMathématiques38 catatan dalam 8 folder, 236 KB

38 catatan belajar untuk Éducation nationale Baccalauréat Mathématiques, dibuat oleh cookie, dalam 5 bagian yang mengikuti topik kursus.

Notes for the French Baccalauréat général, Mathématiques (spécialité, classe de terminale), in folders for the programme's parts in its order: algebra and geometry, analysis, probability, algorithmics and programming, and set vocabulary and logic. Each note has definitions, results, proofs and worked examples for one topic. The optional further topics of the programme are left out. Delete any folder or note you do not need once the notes are yours.

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Isi di dalamnya

  • Algèbre et géométrie
    • Dénombrement : listes, parties, permutations8 KB
    • Combinaisons et triangle de Pascal7 KB
    • Vecteurs, droites et plans de l'espace8 KB
    • Bases, repères et décomposition d'un vecteur8 KB
    • Produit scalaire dans l'espace7 KB
    • Orthogonalité, vecteur normal et projeté orthogonal7 KB
    • Représentations paramétriques d'une droite6 KB
    • Équations cartésiennes d'un plan6 KB
    • Positions relatives, systèmes linéaires et configurations7 KB
  • Analyse
    • Suites
      • Limite d'une suite, définitions5 KB
      • Comparaison, opérations et suites géométriques7 KB
      • Suites monotones et suites définies par récurrence6 KB
    • Fonctions
      • Limites de fonctions et asymptotes6 KB
      • Opérations sur les limites, formes indéterminées et croissances comparées6 KB
      • La fonction exponentielle5 KB
      • Composée et dérivée seconde5 KB
      • Convexité et points d'inflexion6 KB
      • Continuité et théorème des valeurs intermédiaires6 KB
      • La fonction logarithme népérien5 KB
      • Étude du logarithme, dérivée, limites et croissances comparées5 KB
      • Fonctions sinus et cosinus6 KB
    • Primitives, équations différentielles et intégrales
      • Primitives5 KB
      • Équations différentielles6 KB
      • Intégrale d'une fonction continue7 KB
      • Propriétés de l'intégrale, valeur moyenne et aires5 KB
      • Intégration par parties et suites d'intégrales5 KB
  • Probabilités
    • Probabilités conditionnelles et indépendance5 KB
    • Succession d'épreuves indépendantes5 KB
    • Loi de Bernoulli et loi binomiale6 KB
    • Problèmes de seuil et d'intervalle avec la loi binomiale6 KB
    • Espérance, variance et sommes de variables aléatoires7 KB
    • Inégalité de Bienaymé-Tchebychev et loi des grands nombres6 KB
  • Algorithmique et programmation
    • Variables, fonctions, boucles et listes en Python6 KB
    • Algorithmes d'analyse8 KB
    • Algorithmes de probabilités et de dénombrement8 KB
  • Vocabulaire ensembliste et logique
    • Ensembles, intervalles et fonctions6 KB
    • Propositions et raisonnements7 KB
    • Raisonnement par récurrence5 KB

Catatan pertama

Algèbre et géométrie / Dénombrement : listes, parties, permutations

Ensembles finis et listes

Un ensemble est fini lorsqu'il a un nombre fini d'éléments, et ce nombre est son cardinal, noté Card(A)\mathrm{Card}(A) ou ∣A∣|A|. Pour A={a ;b ;c}A=\{a\,;b\,;c\}, on a Card(A)=3\mathrm{Card}(A)=3. L'ensemble vide ∅\varnothing a pour cardinal 00.

Un couple est une liste ordonnée de deux éléments, un triplet une liste ordonnée de trois éléments, et plus généralement un kk-uplet (ou kk-liste) est une liste ordonnée de kk éléments, écrite (x1 ;x2 ;… ;xk)(x_1\,;x_2\,;\dots\,;x_k). L'ordre compte et les répétitions sont permises : (1 ;2)(1\,;2) et (2 ;1)(2\,;1) sont deux couples différents, et (1 ;1)(1\,;1) est un couple.

Le produit cartésien de deux ensembles AA et BB est l'ensemble des couples dont le premier élément est dans AA et le second dans BB :

A×B={(a ;b)∣a∈A, b∈B}.A\times B=\{(a\,;b)\mid a\in A,\ b\in B\}.

Le produit de trois ensembles, A×B×CA\times B\times C, est l'ensemble des triplets, et ainsi de suite. Lorsque tous les facteurs sont le même ensemble AA, on note Ak=A×⋯×AA^k=A\times\dots\times A l'ensemble des kk-uplets d'éléments de AA. Par exemple, {0 ;1}3\{0\,;1\}^3 contient les huit triplets (0 ;0 ;0)(0\,;0\,;0), (0 ;0 ;1)(0\,;0\,;1), jusqu'à (1 ;1 ;1)(1\,;1\,;1).

Ces notions valent pour des ensembles quelconques, mais les dénombrements ne portent ici que sur des ensembles finis.

Principe additif

Si A1,…,AmA_1,\dots,A_m sont des ensembles finis deux à deux disjoints (aucun élément n'appartient à deux d'entre eux), le cardinal de leur réunion est la somme des cardinaux :

Card(A1∪⋯∪Am)=Card(A1)+⋯+Card(Am).\mathrm{Card}(A_1\cup\dots\cup A_m)=\mathrm{Card}(A_1)+\dots+\mathrm{Card}(A_m).

La condition de disjonction est nécessaire. Si elle n'est pas vérifiée, on retire ce qui a été compté deux fois : pour deux ensembles quelconques, Card(A∪B)=Card(A)+Card(B)−Card(A∩B)\mathrm{Card}(A\cup B)=\mathrm{Card}(A)+\mathrm{Card}(B)-\mathrm{Card}(A\cap B).

Exemple : une classe compte 14 élèves qui étudient l'espagnol seulement, 9 qui étudient l'allemand seulement et 5 qui étudient les deux. Les trois groupes sont deux à deux disjoints, donc la classe compte 14+9+5=2814+9+5=28 élèves, dont 14+5=1914+5=19 qui étudient l'espagnol.

En pratique, le principe additif sert à découper un problème en cas qui ne se recoupent pas, à compter chaque cas puis à additionner.

Principe multiplicatif

Le cardinal d'un produit cartésien d'ensembles finis est le produit des cardinaux :

Card(A1×⋯×Ak)=Card(A1)×⋯×Card(Ak).\mathrm{Card}(A_1\times\dots\times A_k)=\mathrm{Card}(A_1)\times\dots\times\mathrm{Card}(A_k).

Cela se voit avec un arbre : pour construire un kk-uplet, on choisit successivement sa première composante (n1n_1 possibilités), puis la deuxième (n2n_2 possibilités quel que soit le premier choix), et ainsi de suite, de sorte que le nombre de chemins de l'arbre est n1×n2×⋯×nkn_1\times n_2\times\dots\times n_k. La condition essentielle est que le nombre de choix à chaque étape ne dépende pas des choix précédents.

Exemple : un menu se compose d'une entrée parmi 4, d'un plat parmi 3 et d'un dessert parmi 5. Il y a 4×3×5=604\times3\times5=60 menus possibles.

Nombre de kk-uplets

Un ensemble à nn éléments a exactement nkn^k kk-uplets, puisque AkA^k est un produit de kk ensembles de cardinal nn :

Card(Ak)=nk.\mathrm{Card}(A^k)=n^k.

Exemple : un code de carte comporte 4 chiffres, chacun pris parmi les dix chiffres 0,…,90,\dots,9, avec répétition possible. Il y a 104=10 00010^4=10\,000 codes. Si l'on impose que le premier chiffre soit non nul, le principe multiplicatif donne 9×103=9 0009\times10^3=9\,000 codes.

Parties d'un ensemble

Une partie (ou sous-ensemble) de EE est un ensemble AA tel que tout élément de AA est dans EE, ce que l'on écrit A⊂EA\subset E. L'ensemble vide et EE lui-même sont des parties de EE.

Un ensemble à nn éléments possède exactement 2n2^n parties.

Démonstration par dénombrement. Numérotons les éléments de E={e1 ;… ;en}E=\{e_1\,;\dots\,;e_n\}. À une partie AA de EE, on associe le nn-uplet (x1 ;… ;xn)(x_1\,;\dots\,;x_n) de {0 ;1}n\{0\,;1\}^n défini par xi=1x_i=1 si ei∈Ae_i\in A et xi=0x_i=0 sinon. Cette association est une bijection : deux parties différentes donnent deux nn-uplets différents, et tout nn-uplet de 00 et de 11 provient d'une et une seule partie (celle formée des eie_i dont la composante vaut 11). Il y a donc autant de parties de EE que de nn-uplets de {0 ;1}n\{0\,;1\}^n, soit 2n2^n.

Pour E={a ;b ;c}E=\{a\,;b\,;c\}, les 23=82^3=8 parties sont ∅\varnothing, {a}\{a\}, {b}\{b\}, {c}\{c\}, {a ;b}\{a\,;b\}, {a ;c}\{a\,;c\}, {b ;c}\{b\,;c\} et EE.

Une même quantité sous plusieurs formes

Le nombre 2n2^n apparaît sous plusieurs visages, qui sont les mêmes objets représentés différemment :

  • les nn-uplets de {0 ;1}\{0\,;1\} ;
  • les mots de longueur nn écrits avec un alphabet de deux lettres, par exemple {P ;F}\{P\,;F\} ;
  • les chemins d'un arbre à nn niveaux dont chaque nœud a deux branches ;
  • les issues d'une succession de nn épreuves de Bernoulli, chaque épreuve ayant deux issues (succès ou échec).

Ainsi, lancer une pièce 6 fois donne 26=642^6=64 suites de résultats possibles, et un ensemble de 6 éléments a 64 parties.

Listes d'éléments distincts

On cherche maintenant le nombre de kk-uplets dont les éléments sont deux à deux distincts, dans un ensemble à nn éléments (avec k⩽nk\leqslant n). On choisit la première composante parmi nn éléments, la deuxième parmi les n−1n-1 restants, la troisième parmi n−2n-2, et ainsi de suite jusqu'à la kk-ième, parmi n−k+1n-k+1 éléments. Le principe multiplicatif donne

n(n−1)(n−2)⋯(n−k+1).n(n-1)(n-2)\cdots(n-k+1).

Exemple : dans une course de 8 coureurs, le nombre de podiums possibles (premier, deuxième, troisième, sans ex aequo) est 8×7×6=3368\times7\times6=336.

Exemple : le nombre de mots de 3 lettres toutes différentes écrits avec les 26 lettres de l'alphabet est 26×25×24=15 60026\times25\times24=15\,600.

Factorielle et permutations

Pour un entier n⩾1n\geqslant1, la factorielle de nn est le produit des entiers de 11 à nn :

n!=n×(n−1)×⋯×2×1,n!=n\times(n-1)\times\dots\times2\times1,

et l'on convient que 0!=10!=1. On a donc 1!=11!=1, 2!=22!=2, 3!=63!=6, 4!=244!=24, 5!=1205!=120, 6!=7206!=720 et la relation n!=n×(n−1)!n!=n\times(n-1)! pour n⩾1n\geqslant1.

Une permutation d'un ensemble fini à nn éléments est une liste de ces nn éléments, chacun apparaissant une fois : c'est une façon de les ranger dans un ordre. C'est le cas particulier k=nk=n de la section précédente.

Un ensemble à nn éléments possède n!n! permutations.

Exemple : cinq personnes peuvent s'asseoir sur cinq chaises alignées de 5!=1205!=120 façons.

Les listes d'éléments distincts s'écrivent avec la factorielle. Pour 0⩽k⩽n0\leqslant k\leqslant n, le nombre de kk-uplets d'éléments distincts d'un ensemble à nn éléments est

n(n−1)⋯(n−k+1)=n!(n−k)!.n(n-1)\cdots(n-k+1)=\frac{n!}{(n-k)!}.

Pour le vérifier, on multiplie et on divise par (n−k)!=(n−k)(n−k−1)⋯1(n-k)!=(n-k)(n-k-1)\cdots1 : le numérateur devient le produit de tous les entiers de nn à 11.

Choisir la bonne représentation

Face à un problème de dénombrement, il faut d'abord reconnaître ce que l'on compte. Quatre questions aident à choisir.

  1. L'ordre des éléments compte-t-il ? Si oui, on compte des listes ; sinon, on compte des parties (les combinaisons).
  2. Les répétitions sont-elles permises ? Oui : nkn^k. Non : n!(n−k)!\dfrac{n!}{(n-k)!}.
  3. Le problème se découpe-t-il en cas disjoints ? On additionne alors les dénombrements de chaque cas.
  4. Le problème se construit-il par choix successifs, dont le nombre ne dépend pas des choix précédents ? On multiplie.

Exemple : on forme un mot de 4 lettres avec les lettres A, B, C, D, E, avec répétition possible, qui ne commence pas par A. Il y a 4×53=5004\times5^3=500 mots. Sans répétition, il y a 4×4×3×2=964\times4\times3\times2=96 mots : quatre choix pour la première lettre (B, C, D ou E), puis quatre pour la deuxième (les quatre lettres restantes, A compris), puis trois, puis deux.

Un tableau à double entrée, un arbre ou un diagramme aide à visualiser les cas. Dans un arbre, chaque niveau correspond à un choix, et le nombre de chemins complets est le nombre d'objets cherchés.

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